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Le jazz de Kant face aux Bérus Sylvain et Fred
Hugo Kant et la fureur
La répétition d’Hugo Kant s’impose comme une colonne vertébrale. C’est l’obsession d’un son propre, d’un jazz-trip-hop qui refuse le chaos. Pourtant, cette structure vole en éclats dès que les premiers mots d’Orelsan ou de Dooz Kawa tombent.
Le contraste est brutal. Passer de la mélancolie de Chelou à la fureur des Bérurier Noir ne relève pas du hasard. C’est le reflet d’une conscience qui refuse de s’endormir dans le confort des boucles de RJD2.
L’usage des percussions de Nicola Cruz et des chants de Bonga montre une soif d’ailleurs, un besoin d’air loin du bitume. La musique sert de frontière. Elle sépare le besoin de paix intérieure de l’odeur de l’essence qui imprègne les textes sélectionnés.
La fin de parcours bascule dans l’énergie pure. Underworld et Salut c’est cool brisent les dernières retenues. La techno devient une issue de secours, un exutoire nécessaire avant le silence final de Broadcast.
Cette programmation ne cherche pas à plaire. Elle documente une lutte intérieure entre la beauté du geste technique et l’urgence de la rue. Un équilibre instable mais profondément vivant.
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Le jazz de Kant face aux Bérus Simon Bordelais
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