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Guerric Nopéné : L'art de bouger pour se réparer, pas pour se dépasser. Guy-Arnaud Penet
Guerric Nopéné : L’art de bouger pour se réparer, pas pour se dépasser.
Il y a dans la voix de Guerric Nopéné une cadence particulière. Ce n’est pas celle, martiale et sans appel, des coachs sportifs qui hurlent pour motiver. C’est une voix posée, humaine, ponctuée de légères hésitations qui ne sont pas des faiblesses, mais les respirations d’une pensée en train de se construire. Lorsqu’il parle d’activité physique, il ne vend pas de la sueur ou des calories brûlées ; il propose une réconciliation.
Le mouvement comme thérapie, pas comme combat
Pour ce kinésiologue à l’approche bienveillante, nous avons collectivement fait fausse route. Nous avons confondu « bouger » et « souffrir ». Avec une lucidité désarmante, il démonte le mythe du « no pain, no gain ». Pour lui, le jardinage, la marche douce ou le simple fait de s’étirer ne sont pas des activités mineures, mais les piliers fondamentaux de notre équilibre nerveux et lymphatique.
Il y a une forme de sagesse ancienne dans son discours : le corps ne doit pas être un adversaire que l’on mate à coup de marathons mal préparés, mais un partenaire que l’on écoute. « Le bon mouvement est celui qui soutient la personne, pas celui qui la met en lutte contre elle-même », rappelle-t-il, soulignant la frontière ténue entre l’exploit qui valorise l’ego et l’effort excessif qui crispe l’esprit.
Le silence pour seule musique
C’est lorsqu’il évoque sa propre pratique que le portrait prend toute sa dimension sensorielle. Guerric ne court pas après le temps avec des écouteurs vissés aux oreilles. Il marche. Sans musique.
Il décrit cette expérience avec une poésie simple : le bruit du vent, le chant des oiseaux, le rythme de son propre souffle. C’est une invitation à la contemplation, une manière de dire que la santé ne se mesure pas en kilomètres avalés, mais en qualité de présence au monde. Dans un monde bruyant et obsédé par la performance, Guerric Nopéné nous offre, avec son « Be Happy » final, une prescription aussi simple que radicale : ralentir, respirer, et laisser le vivant faire son œuvre.
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Guerric Nopéné : L’art de bouger pour se réparer, pas pour se dépasser. Simon Bordelais
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